• Action collective – Objectifs – Intérêts individuels et collectifs.
  • Groupe organisé – Organisation. Cadre juridique.
  • Ressources : humaines, financières, matérielles, immatérielles, technologiques.

L’action collective s’exerce dans le cadre d’un groupe

L’action collective est l’ensemble des actions convergentes menées par une pluralité d’agents sociaux en vue d’atteindre un certain objectif.

Le groupe se définit comme l’association de plusieurs personnes qui collaborent de façon régulière ou temporaire pour atteindre des objectifs communs.

Une action collective est donc l’ensemble des opérations réalisées par des agents/individus au sein d’un groupe. Un groupe se distingue ainsi d’une foule par l’existence d’un objectif commun à ses membres et de leurs interactions pour y parvenir.. L’objectif ici exprime le but déterminé d’une action qu’un groupe souhaite atteindre. La définition et la mesure de l’atteinte de l’objectif au moyen d’indicateurs garantiront le bon déroulement de l’action à conduire.

Cet objectif peut être de différentes natures : lucratif (les individus recherchent un bénéfice financier par la mise en œuvre de cette action collective) ou non lucratif (protection de l’environnement, aide aux plus démunis, favoriser la pratique d’un sport…).

La conciliation des intérêts individuels et collectifs

Nos sociétés contemporaines occidentales sont des sociétés à dominante individualiste, dans lesquelles la réalisation de l’individu, dans sa liberté de choix et de ses responsabilités, est plus importante que le groupe à l’inverse des sociétés orientales où la réussite du groupe tend à primer sur la réussite individuelle. Dans le cadre d’une action collective, la recherche d’un équilibre entre les objectifs individuels et les objectifs du groupe est indispensable. En effet, même si un individu adhère à un objectif commun, cet objectif du groupe ne peut aller à l’encontre de ses objectifs personnels (concilier vie privée/vie professionnel par exemple). De même, si l’individu suit des objectifs personnels à l’opposé de l’objectif commun, ce dernier ne saurait être rempli. Il doit donc y avoir conciliation des intérêts pour assurer une convergence des actions.

L’action collective est organisée

La coordination des agents par fonction

Chaque individu composant un groupe possède des qualités et des compétences qui lui sont propres. La spécialisation des agents favorise donc la réalisation des objectifs de l’organisation. Cependant plus la taille de l’organisation est importante, plus la gestion se complexifie et plus le besoin de coordination se fait pressant pour être efficace. L’organisation va se structurer ainsi par fonction : les nombreuses tâches réalisées par l’entreprise peuvent faire l’objet d’un regroupement selon leur objectif.

Traditionnellement, on recense 8 grandes fonctions dans l’entreprise.

  • La fonction Comptabilité et Finances
  • La fonction Recherche et Développement
  • La fonction Ressources humaines
  • La fonction Production
  • La fonction Marketing et Vente
  • La fonction Achats
  • La fonction Direction et Administration générale
  • La fonction Logistique

Certaines revêtent une importance cruciale, car elles participent directement à la création de richesse. D’autres, appelées « fonctions support », sont secondaires. Ces fonctions peuvent donc être externalisées auprès de prestataires extérieures. Ce recours à des prestataires est déterminé par un manque de compétences dans l’entreprise, des besoins ponctuels n’impliquant pas une embauche à l’année ou pour conserver une certaine flexibilité dans l’organisation… Ainsi une TPE recourt souvent à un cabinet comptable pour la partie financière, réaliser les bulletins de paies et les déclarations sociales,, ou sous traite la logistique à une entreprise de fret. Les fonctions supports sont nécessaires mais non indispensables.

La tendance globale des entreprises est de se restructurer sur son coeur de métier et d’externaliser certaines fonctions non stratégiques. On retrouve ainsi les ressources humaines, les services généraux, la logistique , les finances, les achats en fonction support.

L’organisation va donc structurer ses activités en réalisant son organigramme qui est une représentation schématique de la structure d’une entreprise autour de ses différentes fonctions et des relations hiérarchiques qu’elles entretiennent entre elles. Il permet de mieux cerner les tâches, de faciliter le travail de chaque acteur et de préciser le type de relation entre chaque service.

L’articulation des fonctions par la circulation de l’information

Pour fonctionner efficacement, les entreprises doivent organiser la communication entre les différentes fonctions. En effet, l’information est au cœur de la prise de décision de tout salarié car chacun d’eux doit pouvoir disposer au moment voulu de l’information qui lui permettra d’effectuer les tâches qui lui incombent. Les entreprises doivent mettre en place un système d’information (SI), c’est-à-dire un ensemble organisé de ressources (matériels, logiciels, personnel, données et procédures) qui permet de regrouper, de classifier, de traiter et de diffuser de l’information en fonction des besoins des utilisateurs et sur différents canaux.

La structure juridique de l’action collective

Le statut juridique désigne l’ensemble des règles applicables au fonctionnement d’une organisation.

La structure juridique d’une organisation déterminent des règles de fonctionnement. Ces règles peuvent provenir de l’élaboration d’un contrat (les statuts) pour une organisation privée, ou de la loi/règlements pour les organisations publiques. Bien évidemment, le contrat respecte les dispositions légales qui régissent l’activité de l’action. (droit des sociétés pour les entreprises, mais aussi la loi de 1901 pour les associations…)

Les statuts déterminent donc  l’objet de l’organisation, c’est à dire pourquoi elle est créée, les missions qu’elle doit effectuer. L’objet social correspond à l’activité de l’entreprise, c’est-à-dire à la nature des opérations qu’elle réalise afin de dégager des bénéfices. Il conditionnera ses activités possibles. Pour une organisation de la société civile, il va définir son territoire d’actions (lutte contre la pauvreté, promotion des arts, sauvegarde de la bio diversité etc).

Au delà de formaliser la finalité de l’organisation, les statuts déterminent les règles de décisions et de gouvernance, mais aussi les dirigeants. Par exemple, dans une société de type SARL, les statuts vont identifier les associés, leurs droits de vote, le dirigeant, les modalités de décisions.

La structure juridique permet aussi de distinguer les individus qui composent l’organisation d’elle même. En effet, la structure juridique va lui octroyer la personnalité morale. La personnalité morale confère à l’organisation des droits et des devoirs, une capacité juridique (fait de pouvoir contracter) en son nom et indépendamment de ses membres. Cette fiction juridique va permettre au groupe de réaliser des actes juridiques tels que des contrats pour le groupe constitué et non pas en leur nom propre, la personnalité morale faisant écran entre les membres et les cocontractants. Ainsi un salarié sera embauché par l’entreprise, et non pas directement par le chef de cette entreprise. En cas de changement de responsable, le contrat pourra ainsi perdurer.

La personnalité morale confère donc à l’action collective la possibilité de développer son patrimoine, et donc d’affecter des ressources qui lui sont propres pour la réalisation de son objet social.

Elle s’inscrit dans un champs géographique

Le champ d’action géographique d’une organisation correspond à la zone géographique dans laquelle l’organisation exerce son activité et propose son offre à ses clients, usagers ou adhérents. Cette zone d’influence de l’organisation sur son environnement peut être locale, régionale, nationale ou internationale. Elle est composée de territoires délimités par des frontières (pays, régions, continents, etc.).

L’action collective nécessite la mobilisation de ressources

Toutes les organisations ont besoin de ressources pour fonctionner, mais la mobilisation (l’obtention) et l’allocation (l’utilisation) de ces ressources dépendent du type d’organisations. Il existe quatre grand types de ressources : les ressources humaines, les ressources matérielles, immatérielles et les ressources financières.

Les ressources humaines

Elles représentent les moyens humains dont l’organisation dispose. Ce sont essentiellement les salariés qui apportent leurs compétences et leur savoir-faire dans les entreprises. Il appartient à l’entreprise d’investir dans sa force de travail afin d’améliorer sa combinaison productive et la productivité et la l’agilité de sa force de travail. Les ressources humaines s’analysent en volume (nombre de salariés) à mais aussi en terme de niveau de qualification, de savoir-faire, flexibilité, polyvalence, motivation, et de capacité d’innovation du personnel. Ces différents indicateurs résultent de la politique de gestion des ressources humaines

Les ressources matérielles

Les ressources matérielles sont tangibles, elles correspondent aux capacités de production de l’organisation pour produire un bien ou un service (marchand ou non). Ce sont les locaux, le matériel, les équipements, les installations,, les stocks….

Les ressources technologiques

L’organisation va mobiliser ou développer des brevets, des investissement en recherche-Développement, savoir-faire.

Les autres ressources immatérielles :

Cette catégorie regroupe l’image de marque, la réputation, la notoriété de l’organisation. L’image constitue une ressource stratégique génératrice d’avantage concurrentiel.

Les ressources financières

Elles représentent les moyens financiers nécessaires au fonctionnement et au développement de toute entreprise. Une entreprise peut s’autofinancer à l’aide des gains dégagés par la vente des biens et des services qu’elle produit. Elle peut faire appel aux banques pour recourir à un emprunt et utiliser le levier de la dette, ou recourir à ses associés.