CEJM l'entreprise et son environnement

Les agents économiques

Un acteur ou agent économique est un centre de décision économique indépendant qui dispose d’une autonomie de décision dans l’exercice de sa fonction principale. Ils sont regroupés selon leur fonction économique principale.

LES MÉNAGES

Un ménage est l’ensemble des occupants d’un même logement sans qu’ils soient nécessairement unis par des liens de parenté.

Insee

Le nombre de ménages augmente depuis 40 ans mais leur taille diminue régulièrement (moins d’enfants, plus de séparation, moins de cohabitation intergénérationnelle).

Un ménage a deux grands types d’activités au sein de l’économie :

  • la consommation de biens et de services afin de satisfaire ses besoins ;
  • la participation à la production en contrepartie d’un revenu.

Un ménage doit choisir comment utiliser son revenu :

  • entre différents postes de consommation, plus ou moins contraints ou pré-engagés (le transport, l’alimentation, le logement, loisirs…)
  • entre la consommation et l’épargne. La consommation implique une satisfaction immédiate d’un besoin, l’épargne est une consommation différée. Les ressources financières seront affectées ultérieurement à l’acquisition d’un bien économique, ou visent à répondre à un besoin de sécurité face un environnement incertain.

LES SOCIÉTÉS NON FINANCIÈRES

L’entreprise de droit privé se définit par une fonction économique de production de bien et de services marchands, qui induit un but lucratif, à savoir la recherche d’un gain, d’un bénéfice. La finalité principale d’une entreprise est de réaliser du profit.

Celui-ci  correspond aux fonds disponibles pour l’entreprise, une fois qu’elle s’est acquittée de ses charges et qu’elle a rémunéré les parties prenantes : actionnaires, salariés. Les bénéfices générés permettent à la structure d’assurer sa pérennité (sa capacité à maintenir son activité de façon durable), à la fois par sa solvabilité et sa capacité à investir sur un marché concurrentiel.

Une entreprise réalise plusieurs opérations économiques :

  • la production de biens et de services marchands : les biens sont des produits matériels (une voiture, un smartphone) tandis que les services sont des activités (réparation de voiture, soin dentaire, nettoyage…)
  • l’investissement : achat de biens de production, c’est-à-dire de biens permettant de produire et restant durablement dans l’entreprise (mobilier, machine-outil, local…) ;
  • l’acquisition de matières premières et de main-d’œuvre.

Chaque bien et/ou service proposé par l’entreprise est échangé sur un marché. Le marché est le lieu de rencontre entre l’offre et la demande relatives à un produit. C’est le lieu où se déterminent les prix et les quantités échangés. Offreurs et demandeurs viennent échanger des biens et des services en échange de monnaie, or c’est sur le prix versé par l’acheteur que l’entreprise peut assurer le paiement des dépenses qu’elle a engagé. Elle ne dispose pas d’autres ressources propres que son CA. L’entreprise doit donc identifier le marché sur lequel elle intervient (générique, géographique etc), évaluer ses tendances et son potentiel de croissance, ses concurrents etc.

Exemple: Le marché de l’automobile, du streaming, des matières premières, de l’habillement, de l’équipement de la maison…

LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES

Les institutions financières sont des sociétés financières qui ont pour fonction principale de financer les agents économiques. Ce sont les banques et les institutions de crédit mais également les assurances.

Les institutions financières produisent des services comme :

  • la mise à disposition de moyens de paiement et la gestion des comptes bancaires ;
  • l’octroi de crédits (prêts) ;
  • la gestion de l’épargne.

Les clients des banques sont les autres acteurs économiques : ménages, entreprises, État… et banques ! Ce sont tous les acteurs économiques qui ont besoin de moyens de paiement, veulent placer de l’argent ou au contraire ont besoin d’emprunter pour financer leur activité.

A/LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES PRIVÉES

L’autofinancement

L’autofinancement est la capacité de l’entreprise à financer ses besoins par elle-même. Cet autofinancement peut provenir des bénéfices non distribués (réserves), mais aussi des associés de l’entreprise qui ont investi, ou de l’augmentation des associés. Ce recours aux associés ne concernent que les sociétés de personnes ou commerciales (SARL, EURL, sociétés civiles etc…)

L’emprunt.

L’emprunt est le fait de contracter une dette à des conditions fixées d’avance (durée, taux d’intérêt, régime fiscal, etc.). Il peut être réalisé auprès d’une banque (dans le cadre d’un crédit), mais aussi sur les marchés financiers par l’émission d’obligations. Les obligations sont des titres de créance représentant chacune une fraction d’un emprunt dit « obligataire ». Les obligations sont émises pour une durée fixée à l’avance (appelée échéance) et donnent droit à une rémunération fixe et certaine (des intérêts appelés coupons).

L’émission d’actions.

Cette possibilité est offerte aux sociétés financières (SA…). Les actions sont des titres de propriété représentant chacune une part du capital de la société et permettant d’obtenir une part des bénéfices réalisés par la société (le dividende). Elles confèrent également un droit de vote à l’assemblée générale des actionnaires. Leur valeur dépend de l’offre et de la demande sur les marchés financiers.

Le capital investissement

Le capital investissement ou private equity se définit comme la prise de participations en capital dans des entreprises non cotées dans le but de financer leur démarrage, leur développement ou leur cession/transmission. Les apporteurs de capitaux privés investissent en fonds propres (sans garanties) dans le but de dégager de la plus value lors de la sortie de l’entreprise, lors de la revente de leurs parts.

Le crowdfunding

Le crowdfunding, ou « financement participatif » est né au début des années 2000 avec l’essor d’internet. Il s’agit d’un outil de financement alternatif qui ne passe pas par les circuits et outils traditionnels, notamment bancaires, mais fait appel à des ressources financières auprès des internautes afin de financer un projet, qui peut être de nature très diverse (culturel, artistique, entrepreneurial, etc.).

Cette méthode permet de récolter des fonds auprès d’un large public via des plateformes de financement participatif. Il peut prendre la forme de dons, de prêts rémunérés ou de participations dans l’entreprise. En France, le financement participatif est en développement constant depuis plusieurs années, passant de 167 millions d’euros collectés en 2015 à 401,7 millions d’euros en 2018.

L’ETAT

L’Etat  est une forme que la société adopte pour s’organiser et se gérer, en lui attribuant l’ensemble des pouvoirs d’autorité et de contrainte collective que la nation possède sur les citoyens et les individus en vue de faire prévaloir ce qu’on appelle l’intérêt général.

L’Etat produit des biens et des services non marchands, tels que le système éducatif public, qui permet ainsi aux individus d’accéder à une formation gratuitement ou en échange du paiement d’un droit d’inscription très inférieur aux frais de fonctionnement des établissements scolaires.

Plusieurs administrations peuvent intervenir dans la production de ces services publics non marchands

  • les administrations publiques centrales (le ministère de la Justice, par exemple) ;
  • les administrations publiques locales (régions, communes…) ;
  • les administrations de Sécurité sociale.

Par exemple, 2015, l’Etat français a signé, comme 195 pays l’accord de Paris sur le climat, s’engageant ainsi à atteindre 17 objectifs pour lutter contre le réchauffement climatique. La réalisation de ces objectifs conduit ainsi la politique de l’Etat au niveau de l’ensemble de ses échelons (central, local…). 

Son rôle varie en fonction de l’histoire, avec des prérogatives plus ou moins étendues et une intervention plus ou moins forte.

LES INSTITUTIONS SANS BUT LUCRATIF AU SERVICE DES MÉNAGES (ISBLSM)

Les ISBLSM (institutions sans but lucratif au service des ménages) ont pour fonction principale de produire des services non marchands destinés aux ménages à partir de cotisations volontaires (adhésions ou des dons des membres). Ces organisations de la société civile recouvrent donc un large espace, distinct, de l’Etat à l’intérieur duquel les citoyens exercent des activités autonomes, collectives et structurées. Par nature, la société n’est pas homogène, ces organisations illustrent donc la diversité de ses acteurs et son dynamisme.

Le poids économique des organisations de la société civile est considérable en France: 1 salarié sur 10 travaille dans le secteur associatif, qui représente 80 milliards d’euros, soit 3,5% du PIB, à savoir autant que l’agriculture et l’agro-alimentaire réuni.

Le domaine d’intervention est très vaste : éducation, médico-social, caritatif, religion, sport, défense des droits, culture, loisirs, etc