L’individu est un être social : c’est par l’apprentissage de la vie en société, c’est-à-dire par la socialisation, qu’il apprend à s’adapter à son environnement social. Cet environnement est composé de groupes sociaux auxquels l’individu appartient : école, entreprise, association, famille, pays…

La socialisation est la source de la cohésion sociale. Elle permet à l’individu d’acquérir des normes, des valeurs, des croyances, des rituels, des codes, une culture. Elle lui donne une identité, un statut. La socialisation s’effectue au sein d’un groupe.

1/ le groupe

Le groupe se définit comme l’association de plusieurs personnes qui collaborent de façon régulière ou temporaire pour atteindre des objectifs communs.
Ces personnes se perçoivent comme appartenant à un groupe. Le groupe se distingue donc d’un rassemblement au hasard, d’une foule. Dans une organisation, un groupe est une équipe de travail.

A/ Groupe d’appartenance et groupe de référence.

le groupe d’appartenance : sans qu’il le choisisse, l’individu dès sa naissance fait partie de différents groupes dans lesquels il a une identité et un statut ; le groupe de référence : l’individu peut choisir le groupe auquel il souhaite appartenir, avoir comme référence un modèle qui ne correspond pas à sa culture, en espérant en faire partie un jour.         Un groupe d’appartenance est le groupe auquel l’individu appartient. Le fait de collaborer à des objectifs communs contribue à renforcer le sentiment d’appartenance, c’est-à-dire d’identification au groupe. Ceci est généralement un facteur de cohésion, qui se manifeste par une entente mutuelle soudant les membres du groupe entre eux. Le groupe de référence est le groupe par lequel l’individu peut s’identifier car il en subit les influences sans pour autant en faire partie. Ce groupe dit « de référence » lui donne ses repères (valeurs, attitude, opinions, comportement).

B/ La taille du groupe

Le nombre de personnes qui constituent le groupe conditionne son fonctionnement. Ainsi, un groupe restreint sera plus efficace si le besoin de collaboration est fort pour réaliser une tâche difficile. Généralement, la communication entre ses membres y est plus aisée. Un groupe important nécessite davantage de consignes claires, l’attention portée à chaque individu y est moindre.

C/ Les fonctions du groupe

Le groupe peut avoir plusieurs fonctions :
  • Une fonction de production : c’est le travail accompli par les membres d’un groupe.
  • Une fonction de facilitation : ce sont les modalités de travail que se donne le groupe pour remplir ses objectifs (répartition des tâches, planning de travail, horaires…).
  • Une fonction de régulation : elle s’observe à partir des comportements socio-affectifs entre les membres du groupe pour assurer sa maintenance et résoudre si nécessaire les conflits.

D/ Groupe formel et groupe informel

Le groupe formel est composé de membres désignés par l’organisation pour remplir une fonction précise. L’organigramme représente la composition des différents groupes formels de l’organisation. Le groupe informel est un groupe sans reconnaissance « officielle » qui se crée par la volonté d’individus ayant des affinités, des intérêts communs personnels ou d’ordre professionnel.

2. L’individu au sein du groupe

A/Le statut et l’identité de l’individu au sein du groupe

L’identité sociale est la reconnaissance par les autres de la place occupée au sein du groupe ou de l’organisation. L’identité est ce qui permet de définir l’individu, son histoire, son nom, son âge, son statut social, ses capacités, sa culture, sa vision du monde… Le statut correspond à la position sociale qu’occupe un individu par rapport aux autres membres du groupe, en fonction de critères sociaux comme l’âge, le sexe, la profession. Des droits et des devoirs naissent de cette position.

B/Le rôle

Dans l’organisation, le rôle repose sur l’importance de la fonction et l’attribution de pouvoirs. La plupart des organisations sont hiérarchisées, c’est-à-dire que les personnes y sont classées selon un rapport de subordination.Dans un groupe formel, le rôle assigné à un individu est souvent défini par l’employeur. L’attribution de rôles précis tend à faire diminuer le risque de conflits.Dans un groupe informel, le rôle assumé par un individu découle plus de sa personnalité

3/ Les formes et les composantes de la communication dans un groupe

A/Les formes de la communication

On distingue trois formes de communication :
  • la communication interpersonnelle, qui met en relation deux individus qui sont en interaction ;
  • la communication de groupe, qui met en relation plusieurs individus ;
  • la communication de masse, qui passe par une technologie permettant une large diffusion de l’information et qui s’adresse à un public nombreux.

B/Les composantes de la communication

La communication est un processus complexe faisant intervenir plusieurs composantes :         Le processus de la communication
  • les acteurs : l’émetteur, qui est à l’origine du message, et le récepteur, qui reçoit le message et l’interprète ;
  • le message : contenu des informations transmises. Il peut être écrit, oral, formel, informel, verbal ou non verbal ;
  • le code : langage utilisé pour transmettre le message ;
  • le canal : voie de transmission du message (écrit, oral). Il peut être direct (communication en face-à-face) ou indirect ;
  • le contexte : environnement dans lequel se déroule l’échange, et qui donne du sens au message (le milieu professionnel, le moment de l’échange, l’éducation et la culture des acteurs, le type de relation).

4/ L’adaptation de l’individu à une organisation

Le groupe social est une organisation composée d’individus et de moyens structurés pour atteindre un but commun (association, syndicat, entreprise, hôpital…) ; les individus adhèrent tous à un même système de valeurs et de normes, qui donnent un sentiment d’appartenance.

A/ L’adoption de culture, valeurs, normes et rituels

a) La culture de l’organisation

La culture est un ensemble de savoirs, de pratiques et de normes, de croyances et de valeurs qui se transmettent à l’intérieur d’un groupe social.
La culture est un ensemble de valeurs, de normes, de rituels qui conditionnent les comportements des membres d’un groupe. Les comportements des individus ne sont donc pas spontanés, ils sont « standardisés », conditionnés par la culture. Les valeurs, qui constituent cette culture, sont des idéaux, des principes moraux qui donnent de grandes orientations à l’action du groupe. Exemples : l’égalité entre tous les citoyens est une valeur de la culture française, la qualité totale est une valeur de l’entreprise Toyota.
La culture influence la manière de penser et d’agir des individus d’un groupe. Elle précise aux individus la ligne de conduite à suivre. La connaissance d’une culture permet à l’individu de s’adapter à son milieu et à ses besoins.
Au niveau de l’organisation, les déterminants de la culture d’entreprise sont à la fois les cultures des régions et pays où l’entreprise est implantée, ainsi que les composantes culturelles propres au métier de l’entreprise. Mais aussi son histoire (succès et échecs déterminants), ainsi que le système de valeurs mis en place par le fondateur et les différents dirigeants successifs, les stratégies suivies par l’entreprise au fur et à mesure de son développement. La culture, c’est ce qui fait que chaque organisation est unique. Deux entreprises peuvent suivre la même stratégie, avoir les mêmes structures, recourir aux mêmes techniques de gestion, elles ont néanmoins leur propre culture. La culture est ainsi un héritage social. Grâce à cette culture, l’individu au sein d’une organisation est capable de s’approprier et de partager les savoirs et les savoir-être nécessaires à son adaptation et à la cohésion du groupe.

b) Les rituels et les codes comme  normes de communication.

Les valeurs sont des idéaux qui permettent de distinguer le bien et le mal – ces notions résultant d’un jugement personnel propre à la société d’une époque. Les valeurs se traduisent par des normes. Les normes sont les règles qui orientent le comportement des individus conformément aux valeurs de la société. Elles constituent un cadre de référence et donnent des repères aux individus. Elles contiennent des rituels et des codes.

Les rituels

Les rituels sont des pratiques sociales qui permettent de faciliter les interactions.
On peut les classer par catégories : rituels de salutation, rituels de présentation, rituels de remerciement, rituels de séparation. Les normes sont donc des règles à respecter par l’individu pour maintenir son intégration dans le groupe (normes de politesse, loi, respect du règlement intérieur dans une entreprise, etc.).

Les codes sociaux

Les codes sociaux sont des signes verbaux et non verbaux dont la signification est partagée par les individus d’un groupe.
Les codes sont des signes dont la signification est partagée par un groupe. Ce code peut s’exprimer à travers une tenue vestimentaire (chaussures noires pour le milieu de la finance, marron pour le conseil, le port de la cravate, d’un tailleur etc…) Toutes ces valeurs, normes, rituels et codes forment la culture de l’organisation.

B/ Représentation et attributions

Les représentations et les attributions sont une manière de penser, de s’approprier, d’interpréter la réalité quotidienne et le rapport au monde pour comprendre une situation, lui donner du sens.

a/ Les représentations

Les représentations sont des connaissances non prouvées, élaborées et partagées par un groupe social, qui permettent aux individus de donner un sens à une réalité.
Exemple : les chefs sont généralement vus comme des êtres autoritaires ; s’ils sont devenus chefs, c’est qu’ils aiment commander.

b/ L’attribution

L’attribution est une attitude qui consiste à expliquer certains événements ou phénomènes en leur attribuant des causes ou des raisons particulières.
L’attribution repose sur l’interprétation et l’explication qu’ont les individus d’un événement ou d’un phénomène. Elle est donc très subjective et varie selon les personnes. Dans le processus d’attribution, chacun tend à expliquer le comportement d’autrui, soit par une prédisposition (en raison d’une cause interne comme, par exemple, un trait fondamental de sa personnalité), soit par la situation (en raison d’une cause externe, comme une circonstance particulière). Cette théorie s’intéresse à la façon dont nous formons nos jugements. On distingue classiquement deux types d’attributions :
les attributions internes
Ce sont sont des tentatives d’explication d’un comportement (d’autrui ou de soi-même) par une cause propre à celui qui l’a adopté. Typiquement, il s’agira de dispositions personnelles (par exemple, des attitudes) ou de traits de personnalité, du tempérament de tout un chacun (efforts, motivation, intentions…). Ces attributions internes sous-entendent tacitement une maîtrise de ces comportements et, éventuellement, une responsabilité ;
les attributions externes
Elles constituent des causes environnementales qui déchargent l’auteur du comportement de ce contrôle et de cette responsabilité : chance, hasard, difficulté d’une tâche, mauvais jour…

C/ Les stéréotypes

Un stéréotype est un ensemble de croyances résultant d’images construites dans notre tête, sur n’importe quel groupe de personnes. Une des fonctions des stéréotypes est de rationaliser et de justifier la conduite d’un groupe vis-à-vis d’un autre groupe.  
Exemple: un salarié handicapé qui peut être jugé moins productif qu’un salarié ne présentant pas de handicap, ou les femmes et l’emploi.
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