Cette épreuve est une étude de cas,  basée sur un travail de recherche, d’analyse et définition de solutions à un cas de gestion mercatique. Vous aurez, à partir d’un sujet, mener une étude aboutissant à l’élaboration aux problèmes de gestions soulevés.

L’épreuve

L’épreuve est une étude de cas marketing, qui se décompose en deux temps forts: la réalisation de l’étude et une présentation orale.

1/​La réalisation d’une étude de cas marketing

La réalisation de l’étude est évaluée en contrôle continu (CCF), sur la qualité de la démarche, la rigueur et le respect des délais qui vous seront impartis. C’est un travail à dominante collective, avec un travail de groupe prépondérant, mais vous serez évalué individuellement sur votre implication et vos compétences collaboratives. C’est une évaluation sur la progression et la méthodologie retenue, sur 12 points, coefficient 6. Vous devrez ainsi mobiliser des ressources numériques, réaliser une collecte d’informations, l’analyser, la traiter en espace collaboratif.
Vous devrez ensuite déterminer un ensemble de solutions pertinentes de manière approfondies: vous ne pourrez vous contenter d’énumérer des solutions, vous devrez les détailler et déterminer les avantages/inconvénients majeurs.

2/ La présentation orale

L’épreuve orale démarre par une présentation de 10mn pendant laquelle vous présenterez le contexte de l’étude, les outils retenus, les solutions étudiées et vos conclusions. Vous serez donc évalué sur la qualité du travail fourni. Après ces dix minutes, suivront 10mn de questions de la part de votre examinateur, relatives à votre sujet/étude/savoir. Vous serez évalué sur 8 points, coefficient 6

PROCESS etude (1)

Etape 1 Découverte et analyse du contexte

Votre groupe a reçu votre sujet? Prenez en connaissance avec votre groupe, familiarisez vous avec le contexte de l’étude et structurez votre démarche.

1/ Définir le travail

Il vous faut tout d’abord prendre en compte différents éléments, tel que le type de production (dossier, présentation, exposé…), mais aussi le planning, le  temps qui vous est attribué, sans oublier les consignes, le cadre dans lequel vous allez réaliser ce travail (en cours, au CDI…) et ses modalités (individuel ou collectif…) Ces éléments impactent directement la manière dont vous allez travailler. Vous devez les prendre en compte.

2/ Définir le sujet

Il s’agit ici de définir le champs de recherche au regard du contexte. Pour cela il vous faut d’abord caractériser l’entreprise, mais aussi son activité et son marché.

 

Etape 2: Réaliser un diagnostic marketing

Vous allez analyser la position de l’entreprise et de ses produits sur les différents marché où elle opère ainsi que l’adéquation de son marketing à ces mêmes marchés. Rien que çà.

Cette analyse passe donc notamment par une étude des forces et faiblesses de l’entreprise ainsi que de ses opportunités et menaces. Vous allez ici mobiliser vos connaissances en management, en sciences de gestion, pour réaliser un diagnostic interne et externe de l’organisation, pour déterminer son avantage concurrentiel, ses faiblesses et les opportunités et les menaces de son environnement.

Ici vous devez bien « creuser » toutes faiblesses de l’entreprise mais aussi toutes ses forces ainsi que les menaces et les opportunités liées au marché et à l’environnement. Votre diagnostic doit être précis, documenté, chiffré… il y a au moins une tâche par acteur, voire davantage !

Bien évidemment, il vous appartient de collecter les informations manquantes par une recherche documentaire.

A/ Le champs du diagnostic interne

Les mots clés

  • Forces : ressources et compétences possédées par l’entreprise pour réussir sur un marché donné et se distinguer des concurrents
  • Faiblesses : vulnérabilités ou défauts de l’organisation
  • Compétences : c’est ce qui résulte de la capacité de l’organisation à MOBILISER et COMBINER les ressources dont elle dispose pour créer un ensemble de « savoir-agir » particuliers. La façon dont ces ressources sont utilisées est aussi importante que les ressources elles-mêmes et créée l’avantage concurrentiel.

Les ressources de l’organisation :

Les ressources humaines : évaluées de façon quantitative (nombre de salariés) et qualitative (niveau de formation). Il faut analyser le niveau de qualification, le savoir-faire, la flexibilité, la polyvalence, la motivation, la capacité d’innovation du personnel. Ces différents indicateurs résultent de la politique de gestion des ressources humaines

Les ressources financières : c’est l’ensemble des sources de financement de l’organisation. Le diagnostic financier évalue l’importance des ressources financières (capacité d’autofinancement, la solvabilité (endettement), la rentabilité de l’organisation). (le passif du bilan) Le facteur temporel  à court/moyen/long terme est déterminant dans l’analyse. Le CA n’est pas une ressource, la marge oui. Le bénéfice se retrouve dans les capitaux propres

Les ressources matérielles : sont les capacités de production de l’organisation. Ce sont les locaux, le matériel, les équipements, les installations, les usines, les stocks…. notamment en terme de taille, d’âge, de localisation, d’évolution technique….l’évaluation se fait sur les coûts et la qualité. C’est l’actif immobilisé, et une partie de l’actif circulant.

Les ressources technologiques : brevets, investissement en recherche-Développement, savoir-faire. Le diagnostic doit cerner leur importance, cohérence, l’adéquation au marché et à l’activité de l’organisation.
Les ressources organisationnelles : contrôle de qualité, procédures, système d’information
Les autres ressources immatérielles : l’image de marque, la réputation, la notoriété de l’organisation. L’image constitue une ressource stratégique génératrice d’avantage concurrentiel.
Ces ressources « actif invisible » procure à l’entreprise un pouvoir de différenciation important

Les compétences

Les compétences d’une organisation sont COLLECTIVES (différentes de la sommes des individuelles). Elles résultent de l’interaction, de la coopération, et de la synergie des compétences individuelles. Cette combinaison de ressources constitue un savoir-faire (apprentissage, répétition et expérience) et permet de faire la différence/concurrents.

Les types de compétences : Managériale (capacité à organiser, animer les hommes……), Professionnelle (compétences individuelles des salariés), Recherche-développement, Gestion de la qualité, des processus internes, des relations avec les partenaires, fournisseurs, distributeurs.

Les domaines de compétences :
Le savoir-faire : est la capacité à maitriser certaines techniques spécifiques à une activité, cela désigne une connaissance opérationnelle approfondie, une habileté reconnue permettant de s’illustrer dans un métier, une activité ou une fonction. Ex : Coca-cola, savoir-faire important en marketing et pub et s’est développé à l’international
L’expérience : est liée à un effet d’apprentissage (plus on fait, plus on apprend mieux on le fait) « learning by doing »
L’expertise technologique: c’est la capacité à maitriser une technologie spécifique, elle dépend de la recherche-développement et de la capacité à innover. Cette expertise confère à l’organisation un avantage concurrentiel
Les ressources et les compétences identifiées n’ont pas toutes la même valeur . il vous faut isoler les ressources/compétences qui ont un caractère stratégique

Le potentiel stratégique des ressources et des compétences

Des ressources uniques

L’organisation doit identifier ses ressources uniques, elles ont un potentiel stratégique et se transforment en avantage concurrentiel. Cet avantage peut provenir de la valeur que représente la ressources pour les clients (ex : la marque), de l’exclusivité de sa détention (rareté, difficulté d’imitation et de substitution) le but est de valoriser l’exploitation de ces ressources et de les combiner mieux que les concurrents pour faire la différence aux yeux des clients

Des compétences distinctives

Ces compétences  sont fondamentales pour l’organisation car elles la différencie de façon stratégique pour obtenir un avantage concurrentiel (ex : expertise technologique)/concurrents et qu’elle est la seule à les posséder. Une compétence qui requiert une combinaison complexe de ressources assure un avantage concurrentiel durable, sa technologie sera difficile à constituer et à imiter. Ces compétences distinctives sont les RACINES de l’organisation

B/ Le champs du diagnostic externe

Toute organisation se trouve insérée dans un environnement (ensemble d’acteurs et de faits extérieurs) Afin de maitriser cet environnement, l’organisation l’analyse pour identifier les opportunités à saisir et les risques potentiels. Le diagnostic externe consiste à identifier la nature des facteurs environnementaux agissant sur l’organisation et influençant ses choix. Il servira de support aux décisions stratégiques afin de profiter des opportunités et de limiter ou contrecarrer les menaces extérieures.

Les facteurs du macro-environnement

 

Le macro-environnement est un niveau d’analyse large, c’est la matrice dans laquelle évolue l’organisation. Il englobe l’ensemble des tendances globales de la société : tendance démographique, économique, politique, sociale, technologique, culturelle, législatif…….(méthode PESTEL).

P comme politique : les éléments de nature politique (politique fiscale, régulation du commerce extérieur, degré de protection sociale, stabilité gouvernementale…..) influençant la vie de l’organisation.

E comme économique : la conjoncture nationale et internationale agissent sur la compétitivité (inflation, politique monétaire…..) et sur le pouvoir d’achat des consommateurs (revenu disponible, chômage, taux d’intérêt….)

S comme socioculturel : ce sont les évolutions structurelles induites par les changements de société, de modes de vie, de cultures. On y inclut des dimensions démographiques (allongement de la durée de vie, vieillissement de la population…), des dimensions sociales (distribution des revenus, mobilité sociale, consumérisme), des dimensions culturelles (niveau d’éducation, rapport travail/loisir…….)

T comme technologie : l’innovation est le facteur clé de la compétitivité des entreprises, il faut mettre en place une VEILLE efficace pour surveiller l’environnement des technologies  clés (dépenses publique de recherche et développement, nouvelles recherches, nouveaux développements…) en tenant compte de l’équipement en matière de communication et des infrastructures (téléphonie, réseau internet, réseau routier et transport….)

E comme écologique : ce sont des valeurs comme le respect de l’environnement, le développement de technologies vertes, énergies propres et renouvelables. Les réglementations sont strictes en matière de respect de l’environnement et doivent être intégrée dans les processus de production.

L comme légal : ce sont des règles légales qui encadrent les activités de l’organisation en réglementant la concurrence, le droit du travail, la législation sociale………ainsi que ses produits (normes, sécurité des produits, étiquetage…..)

Les facteurs du Micro environnement

Le micro-environnement ou environnement « spécifique » est le niveau le plus proche de l’organisation et en direct avec son activité. Il s’agit de ses relations avec ses partenaires (clients, fournisseurs, concurrents, banque, distributeurs….) l’organisation peut agir sur lui et l’influencer.

 

C/ Réaliser une recherche documentaire pour réaliser le diagnostic

Définir sa recherche

Utilisez des outils pour explorer chaque notion, comme le brainstorming, la carte heuristique (mindmapping) ou la méthode QQOCP (Qui, quoi, où, comment, pourquoi). Ceci vous permettra d’identifier des mots clés de recherche.

Le_sujet

Trouver l’information

Trouver l’information commence par trouver une source. Pour ce faire, enrichissez votre liste de mots clés de synonymes, combiner les mots clés lors de votre recherche et relancer la recherche si besoin. Vous utiliserez ensuite ces mots clés pour votre recherche:  sur Internet bien sur, mais n’oubliez pas le fonds documentaire du Centre d’Information et de Documentation. Les sources sont déjà sélectionnées, disponibles et gratuites.
Elles sont également répertoriées sous la forme d’un catalogue disponible en ligne.

Evaluer l’information collectée

Vous allez trouver de l’information, très bien, mais est-elle de qualité. Premièrement, vous allez évaluer votre source  Est-elle fiable? Est-elle pertinente? .

Puis vous allez évaluer vos informations au regard de trois critères: la fiabilité de la source, l’actualité et la pertinence.

Avec tout ceci vous allez pouvoir réaliser une matrice SWOT.

D/ Réaliser une matrice  SWOT en 3 étapes

La matrice SWOT est un outil d’aide à la décision. Sous la forme d’un tableau synthétique, la matrice identifie les forces/faiblesses de l’entreprise et les menaces/opportunités de son environnement.

Classer les données

Classer les données externes en Menaces ou Opportunités et les données internes en Forces ou en Faiblesse en s’appuyant sur des faits, pas sur des intuitions. Précisez et chiffrez les données, par exemple: « Le segment est en croissance de +8% », « Le taux de notoriété a augmenté de 2 points dans la période ».

Sélectionner les données

Retenir les données qui ont le plus d’impact sur l’entreprise, celles qui influenceront les décisions à prendre, celles qui sont à prendre en compte pour déterminer la stratégie marketing. Eventuellement, ne conserver dans SWOT que celles qui ont un vrai impact, sinon les prioriser.  Mais soyez synthétique, allez à l’essentiel. Idéalement, une analyse SWOT tient sur une page, un slide ou un écran. L’intérêt est d’en avoir une lecture globale afin d’entrevoir l’ensemble de la situation. L’analyse doit permettre d’avoir une vision claire de l’ensemble de la situation.

Tirer de SWOT les grands axes stratégiques:

1- Assurer la sécurité de l’entreprise, la marque et ses produit en agissant sur ses faiblesses et les sécuriser face aux Menaces.

2- Consolider et renforcer les Forces de l’entreprise, sa marque et ses produits.

3- Se développer sur les Opportunités.

Ces trois décisions stratégiques trouvent leurs fondements dans l’analyse SWOT: quelles faiblesses sécuriser en priorité? face à quelles menaces se prémunir? sur quelles forces consolider nos acquis? enfin sur quelles opportunités se développer?

Exemple

KRAMPOUZ est une entreprise spécialisée dans les équipements de cuisine, et notamment les crêpière. Historiquement positionnée sur le marché des professionnels Krampouz a lancé une crêpière haut de gamme pour les particuliers.

Etape 3 Déterminer un plan d’action

Vous connaissez les contraintes, les limites et les ambitions éventuelles  de cette entreprise ainsi que les caractéristiques du marché et de l’environnement. Vous allez faire la liste des types de problème que vous pourriez résoudre. Vous allez déterminer des orientations stratégiques et  choisir une direction cohérente impliquant un ou plusieurs éléments du plan de marchéage. Cela peut être la mise en place d’un plan de fidélisation, de revoir la politique tarifaire, d’optimiser un couple produit marché ou la distribution….

Copie de axes stratégiques

Vous allez étudier une option de manière individuelle, en étant la plus réaliste et la plus pragmatique possible, dans le cadre posé par votre diagnostic. N’oubliez pas de déterminer des indicateurs de contrôles des actions mises en oeuvre et des opérations d’ajustement éventuelles.

L’entreprise s’adapte à l’évolution de son environnement. Sa stratégie est donc détermInée par la structure du marché, l’intensité de la concurrence et le potentiel de développement d’une part de marché ou d’un nouveau produit.

Les stratégies marketing

Stratégie sur un marché à maturité ou stagnant et saturé

Ces stratégies reposent sur le fait que l’entreprise ne peut vaincre ses concurrents que par l’augmentation de sa part de marché. Pour cela, plusieurs stratégies concurrentielles possibles:

  • l’accroissement de la demande primaire: l’entreprise cherche de nouveaux utilisateurs, de nouvelles façons d’utiliser un produit ou tente de faire augmenter les volumes de vente.
  • la spécialisation: l’entreprise se focalise sur un marché étroit et très spécialisé, dit marché de niche.
  • la différenciation: par le haut, l’entreprise offre des produits et des services de meilleur qualité que celle de la concurrence ou à l’inverse, par le bas, l’entreprise propose un produit ou un service moins coûteux que celui de la concurrence.
  • la diversification: l’entreprise propose de nouveaux produits ou services plus ou moins proches des produits initiaux en capitalisant sur une image de marque et une notoriété forte.
  • l’innovation: l’entreprise anticipe de nouveaux besoins et devient leader sur le marché.

 

Marché à maturité ou stagnant mais non saturé: la pénétration

On parle dans ce cas là de stratégie de pénétration. Cette stratégie peut-être employée par une entreprise pour s’implanter sur un marché en pratiquant une politique tarifaire avec des prix bas pour prendre des parts de marché à ses concurrents. Plusieurs objectifs à cela:

  • pénétrer rapidement un marché en vendant de grandes quantités et ainsi en établissant un standard
  • une réduction des coûts unitaires grâce à une production de masse et des économies d’échelle
  • le découragement de la concurrence, notamment des marques de distributeurs

Cette stratégie nécessite toutefois de posséder des moyens de production conséquents et disposer d’un réseau de distribution à grande échelle.

Ansoff (2)

Marché jeune, en croissance, à fort potentiel: la stratégie PULL

Les stratégies de développement extensif de l’activité ou stratégies de mouvement dites « pull » regroupe les actions ayant pour but de faire venir les consommateurs vers le produits, à les « tirer ». Il s’agit en quelque sorte de créer un besoin qui fera qu’ils viendront acheter le produit de leur plein gré. Le pull marketing se traduit essentiellement par la communication publicitaire média de masse et par les campagnes de promotion. Il s’agit d’attirer l’oeil du consommateur en possédant par exemple un site vitrine au design épuré mais riche en information, en étant présent sur un blog et sur des réseaux sociaux. Le plus souvent, ces stratégies sont réservées aux grands groupes ou du moins aux entreprises ayant déjà une certaine notoriété.

Marché émergent et nouveau: PUSH

À l’inverse, les stratégies dîtes « push » consiste à « pousser » le produit vers le consommateur. Les actions mise en place peuvent être directement à destination des consommateurs ou par l’intermédiaire des distributeurs avec par exemple la participation au salon et foire, la distribution d’échantillon, des opérations promotionnelles en distribution avec mise en avant produit, le déploiement des forces de vente sur le terrain, etc.

Les marques utilisant ce procédé n’ont le plus souvent pas ou peu de budget pour la communication et s’appuient principalement sur leur force de vente en se rapprochant de leur cible. Pour être efficace, cette stratégie suppose en amont une segmentation particulièrement poussée pour offrir une offre adaptée à la cible visée.

La démarche mercatique

La segmentation

Ce premier temps vise d’abord à segmenter son offre sur le marché. L’entreprise définit pour chaque segment de marché des groupes de consommateurs homogènes = des profils de consommateurs propres à chaque segment afin de répondre le plus précisément possible aux attentes de chacun. D’autres critères peuvent bien sûr être pris en compte selon le segment de marché ; tels que les critères sociodémographiques : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle (CSP)…, les critères géographiques : pays, région, département, ville… ou des critères psychographiques : style de vie, personnalité…

Le ciblage

Ce second temps vise à cibler ses consommateurs. On peut ici distinguer deux types de cibles :• Le cœur de cible : appelé aussi cible principale, correspondant aux consommateurs que l’entreprise souhaite atteindre en priorité. • La cible secondaire : ou accessoire, regroupant les consommateurs que ’entreprise souhaite atteindre en complément du cœur de cible.

Le positionnement

Il vise à définir la stratégie d’offre que l’entreprise souhaite avoir dans l’esprit des consommateurs soit le positionnement voulu par l’entreprise. Idéalement, cette stratégie doit remplir ces conditions

  • Un positionnement crédible : fondé sur des qualités réelles du produit
  • Distinctif : des caractéristiques distinctes de celles des concurrents
  • Pertinent : lié à des attentes de la cible
  • Compréhensible : facilement compris par la cible

Le positionnement se formule en général par une phrase courte et précise. Exemple : « Bonne Maman : la confiture traditionnelle aussi bonne que celle faite à la maison ».

Les principaux axes stratégiques à moyen ou long terme sont ensuite déterminés: développement sur un marché, abandon d’un produit ou d’un marché, pérennité d’un modèle économique etc.

C/Le marketing mix

la construction de l’offre

construire une offre, c’est s’interroger sur plusieurs points : Quel produit ou quel service proposer au consommateur en termes de caractéristiques physiques, de marque, de nom, de conditionnement, d’esthétique… ? Quelle qualité associer au produit/service ? Quel produit/service ? Pour quelle gamme ?…

la fixation d’un prix :

Fixer un prix consiste à se poser des questions de plusieurs ordres : Quelle politique de prix ? Quelle politique tarifaire ? Quel niveau de prix ? Quels paramètres intégrés dans la fixation du prix ?…

la communication de l’offre

Elle consiste à s’interroger sur les moyens à mettre en place pour faire connaître le produit/service : Quels consommateurs atteindre par la communication ? Quelles formes de communication ? Quels média ? Quels supports ? Quel message faire passer ? Comment le faire passer ?…

la distribution de l’offre

Elle répond à la question : comment faire parvenir le produit/service au consommateur ? Quel type de distribution ? Quelle diffusion de l’offre ?…

Les choix effectués en termes de construction, de fixation du prix, de communication et de distribution de l’offre sont étroitement liés et doivent être cohérents  entre eux, avec la cible, avec le positionnement, avec les objectifs de l’entreprise, avec les ressources de l’entreprise.

L’impératif de cohérence

Quels que soient la ou les approches choisies, le succès de l’entreprise dépend essentiellement de la qualité, de la pertinence et de la cohérence de sa démarche mercatique et de son marchéage.

Ses différentes composantes doivent en effet être déterminées de façon cohérente avec les moyens et les objectifs de l’entreprise, et parfaitement concorder entre elles.

Etape 4/Préparer son support à l’oral

Un support numérique est devenu indispensable lors d’une présentation orale.. Ce diaporama, quelque soit sa forme (prezi, canva, Google slide, powerpoint etc) doit obéir à quelques règles simples.

Sur la forme

En terme de forme, pour la mise en page, l’arrière-plan ne doit pas avoir une couleur dégradée ET les couleurs du texte doivent être contrastées avec la couleur d’arrière-plan :

  • Police claire sur arrière-plan sombre
  • Police sombre sur arrière-plan clair
  • Jamais d’arrière-plan rouge
  • Jamais de rouge sur noire – de gris sur orange – de bleu sur vert – etc.

Pensez également au confort de votre auditoire, respectez une taille de polices minimale ( 14) , et idéalement supérieure ou égale à 18. Selon la lisibilité de votre police, une taille 17 est envisageable. De même soyez sobre, JAMAIS plus de DEUX polices différentes. Jouez avec les épaisseurs de police (Maigre/fin/normal etc)

Pour vos illustrations, quelques règles de bases:

  • Les images sont de taille supérieure à ¼ de la diapositive – elles doivent être les plus grandes possible
  • Les images ont une luminosité et un contraste élevés pour favoriser la vidéo-projection
  • Les proportions des images sont conservées (on n’étire pas une photo, on la redimensionne)
  • Les images doivent avoir une résolution suffisante (pas de pixellisation). Un format 16/9, c’est globalement 1200 pixels.

Vous pouvez effectuez des animations, à conditions qu’elles soient pertinentes. C’est votre raisonnement qui doit être dynamique, pas le diaporama.

Sur le fond

En terme de fond, un diaporama est structuré par un plan. Proscrivez les tranches de texte, n’y mettez que des mots clés, évitez les textes longs. Votre interlocuteur le lira avant vous et vous aurez l’impression qu’il ne vous écoute plus. Chaque diapo/slide correspond à une idée clé. Un diaporama accompagne votre présentation, il ne s’agit pas d’un document texte à lire. Vous pouvez le commenter, mais ce n’est qu’un appui. Pas une finalité. La qualité de votre présentation en terme de fond repose sur le travail que vous allez présenter, sa structure, son analyse et sa logique. Un diaporama sublime sur la forme ne sauvera pas votre fond. Mais à l’inverse, malgré un fond pertinent, un diaporama mal conçu vous desservira.

Les diapositives incontournables

La première diapositive présente le titre du sujet (titre pertinent qui permet de comprendre exactement en quoi consiste la problématique)

Le diaporama présente une introduction qui permet de rappeler le contexte (et donc la problématique) et le/les problèmes et d’amener le plan

Le diaporama présente votre plan

Régulièrement tout au long du diaporama, une diapositive permet de revenir sur la problématique et le/les problèmes.

En fin de diaporama une bibliographie présente soigneusement les sources d’information qui ont permis la conception du diaporama

La dernière diapositive présente les remerciements (auditoire mais surtout maître de stage, professionnels aidants…)

Etape 5/ La présentation orale

 

Vous allez devoir passer un oral. Cet exercice ne vous est pas familier, il peut vous paraître effrayant mais ne surestimez pas sa difficulté. Ces quelques conseils vous vont y aider.

Répondre aux attendus

Cet élément peut paraître basique, mais il est indispensable. Cet oral obéit à des règles (durée, thème, discipline). Vous devez donc vous y conformer. Si votre oral est de 10 minutes, vous devez respecter ces 10 minutes.

Connaître son sujet

Connaître son sujet ne consiste pas uniquement à lire vos notes, ou à réciter un texte pré écrit. Vous devez maîtriser l’objet de votre oral, aussi bien la thématique et l’ensemble des notions afférentes. Vous devez donc maîtriser le fond de votre présentation, que le plan de votre intervention.

S’entraîner

L’oral se prépare. Il faut écrire les notes qui serviront de base à votre intervention orale, mais ATTENTION, ce sont des notes, des points de repères. N’amenez pas une rédaction que vous liriez vous liriez d’une voix monocorde et qui conduirait à un oral ennuyeux, surtout si vous vous dissimulez derrière votre feuille. De même, n’apprenez pas par coeur apprendre intervention. La récitation est souvent passive, vous pouvez avoir un “trou” et commencer à paniquer. Entraînez vous chez vous, devant vos proches, et vérifiez alors si vous respecter la consigne du temps qui vous est imparti.

Vous utilisez un diaporama? N’y mettez que des mots clés, évitez les textes longs. Votre interlocuteur le lira avant vous et vous aurez l’impression qu’il ne vous écoute plus.

Travaillez votre élocution

Une élocution de qualité est d’abord intelligible. Vous ne devez ni parler trop vite, ni trop lentement, et garder un débit modéré. Jouez sur les variations de rythme, les silences, et articulez. Evitez les phrases complexes, longues, restez dans l’expression sans être familier. Évitez les tics de langage, dites par exemple plutôt que “genre”.

Attention également à votre gestuelle: évitez les mains dans les poches, de passer la main dans vos cheveux ou de tripoter une mèche.

Répondez aux questions avec le sourire

Votre oral se termine par un échange? Il s’agit bien d’un échange, pas d’une scéance de torture. Votre interlocuteur va vous poser des questions, pour avoir un éclaircissement, pour vérifier votre analyse ou votre compréhension/maîtrise de votre sujet. Vous avez peut être omis des éléments importants, votre présentation a surement une faiblesse. Soyez disponible et ouvert, la coopération, la réactivité dont vous ferez preuve sont déterminantes pour l’évaluateur. Si vous ne comprenez pas la question qui est posée, ou que le sens vous paraît obscur, n’hésitez pas à demander à votre interlocuteur de la reformuler. Evitez impérativement le “Je n’ai pas compris”, qui peut être interprété comme un “je ne sais pas”. La même question posée différemment vous aidera à comprendre les attendus. Et gardez le sourire.

Soyez polis et jolis

Malgré le stress, vous devez ne pas oublier les fameux “bonjour”, “au revoir”. Souriez quand vous parlez, sans être charmeur pour autant. Soyez agréable, vivant, et surtout vous même. Soignez votre look, si vous êtes adepte des pantalons molletonnés ou des capuches,  prenez une tenue plus neutre. C’est aussi un élément de communication, par lequel vous indiquez votre implication et votre sérieux. Un candidat en short et tong aura plus de mal à convaincre de son tempérament travailleur dans une épreuve du baccalauréat