1/ À l’origine de l’économie : les besoins

A/ La conception économique des besoins

Le besoin est une sensation de manque ou d’inconfort qui s’accompagne du désir de le faire disparaître. L’intensité de l’énergie dépensée pour combler le manque étant proportionnelle à l’intensité du manque ressenti.

 

L’économie naît de l’existence de besoins.

On distingue :

les besoins primaires : ceux dont la satisfaction est indispensable à notre survie, comme manger, boire, dormir, se loger, se vêtir ;

les  besoins secondaires : ceux dont la satisfaction contribue à notre bien-être sans être indispensable à notre survie. Ils sont créés par la société dans laquelle nous vivons et peuvent donc varier selon les époques, les lieux, les milieux sociaux. Exemples : besoin d’écouter de la musique, de faire du sport, de voyager…

L’analyse psychologique du besoin

La notion de besoin a été détaillée à travers une analyse psychologique et sociologique du consommateur.  Maslow a distingué les besoin selon leur importance sous forme de pyramide :

besoins maslow (2)

1/Les besoins physiologiques

Ils sont liés à la survie de l’individu (par exemple : la faim, la soif…). Les biens qui y sont associés sont des biens de première nécessité (l’eau, la nourriture de façon générale).

​2/ Le besoin de sécurité

Ils sont liés au besoin de protection de l’individu. Les biens correspondants peuvent être, par exemple, le logement, les services d’assurance, les serrures de portes…

​3/ Le besoin d’appartenance

Ils sont liés aux besoins que ressentent les individus à se « grouper » avec d’autres individus ou à se sentir acceptés par un groupe. Ils sont donc liés au caractère social de l’individu. Par exemple, l’adhésion à un club de sport, à une association…

4/​Le besoin d’accomplissement

Également de nature sociale, ils représentent le désir de l’individu d’être reconnu par les autres, d’avoir un statut au sein de son groupe d’appartenance (prestige, renommée…). Ce type de besoin se base sur le regard que les autres portent sur l’individu : la satisfaction consistant à ne pas avoir honte de soi-même, à être estimé par les autres afin de s’estimer soi-même. C’est ici qu’intervient la notion d’image de marque par laquelle un individu cherchera à se démarquer en fonction de son rôle social. Les biens en relation avec ce type de besoin seront ceux qui véhiculent une image en adéquation avec la fonction occupée par l’individu ou sa classe sociale.

5/​Le besoin d’estime

Ce sont des besoins dont la satisfaction est la plus sophistiquée à satisfaire. Elle peut l’être par le travail, l’argent (symbole de réussite sociale…). Il peut s’agir également des voyages en terres d’aventure (par exemple aventure en terre extrême, raid pédestre, traversée de la forêt guyanaise…).

Maslow estime que les besoins élémentaires (physiologiques et de sécurité) étant satisfaits, la personne cherche ensuite à satisfaire les autres besoins d’ordre supérieur de façon à alimenter sans cesse les motivations. Un besoin d’ordre supérieur ne peut être satisfait que si les précédents le sont.

Ainsi, pour appliquer ce modèle au monde professionnel, rien ne sert de vouloir motiver les salariés au niveau de l’estime et de l’accomplissement, si des menaces de licenciements portent atteinte à la sécurité et si les salaires ne sont pas suffisants pour satisfaire pleinement les besoins physiologiques.

​Cette approche a longtemps été utilisée en marketing. Ainsi plusieurs besoins du consommateur peuvent apparaître simultanément. Pour un produit alimentaire : on aura des besoins physiologiques (correspondant à l’aspect nutritionnel), des besoins de sécurité (recherche de produits allégés ou issus de l’agriculture biologique), des besoins d’ordre psycho-social (aliments à servir à des invités), et même, éventuellement, des besoins d’accomplissement (produit demandant une préparation élaborée).

B Une réponse aux besoins : les biens produits par l’activité économique

C’est par la consommation de biens que nous pouvons satisfaire nos besoins. On distingue :

  • les biens libres : ils sont disponibles gratuitement, sans que l’intervention de l’homme soit nécessaire. Ils sont abondants naturellement (l’air, le soleil, une plage publique, l’eau d’une source…) ;
  • les biens économiques : ils nécessitent un travail humain pour être produits, il faut payer pour se les procurer et ils sont disponibles en quantités limitées (il s’agit de tous les produits et services fabriqués et vendus).

Ces biens économiques peuvent être classés en trois catégories :

– les biens non durables (biens qui se détruisent lorsqu’on les utilise, comme les biens alimentaires) ;

– les biens semi-durables (biens qui se détruisent par une utilisation régulière, comme les vêtements) ;

– les biens durables (biens dont la durée de vie peut être très longue, comme les biens d’équipement).

L’essentiel de nos besoins, qu’ils soient primaires ou secondaires, est satisfait par la consommation de biens économiques.

 

C L’économie, l’art de faire des choix face à la rareté

Afin de consommer des biens et services permettant la satisfaction de leurs besoins, les individus (et également les entreprises et l’État) utilisent les ressources qu’ils ont à disposition. Ces dernières sont de natures diverses : humaines, matérielles, financières, naturelles. Elles sont en outre toutes limitées et c’est pourquoi on les qualifie de rares (on parle alors de « rareté des ressources »).

Cette situation, constituant le problème économique des individus, implique que tous les besoins ne peuvent être satisfaits et que des choix doivent être faits. Les besoins sont ainsi concurrents entre eux puisque la satisfaction de l’un nécessite d’utiliser des ressources qui ne seront plus disponibles pour la satisfaction d’autres besoins. Cette concurrence entre les besoins contraint les individus à hiérarchiser leurs besoins (c’est-à-dire à les classer par ordre de préférence) afin de déterminer ceux qu’ils satisferont en priorité. En économie, le fait de réaliser de tels choix sous contrainte s’appelle un arbitrage.

L’économie est la science qui étudie les choix à faire afin de satisfaire nos besoins compte tenu de la rareté des ressources.

 

2 Qui sont les acteurs économiques ?

A Les ménages

D’après la définition de l’Insee, un ménage est l’ensemble des occupants d’un même logement sans qu’ils soient nécessairement unis par des liens de parenté.

Un ménage a deux grands types d’activités au sein de l’économie :

  • la consommation de biens et de services afin de satisfaire ses besoins ;
  • la participation à la production en contrepartie d’un revenu.

Un ménage doit choisir comment utiliser son revenu :

  • entre différents postes de consommation (le transport, l’alimentation, le logement…
  • entre la consommation et l’épargne.

B Les entreprises

Une entreprise désigne un ensemble de personnes et de moyens qui contribuent à la production de biens et de services. Ces derniers seront vendus en vue de réaliser un profit (ou bénéfice).

Une entreprise réalise plusieurs opérations économiques :

  • la production de biens et de services marchands : les biens sont des produits matériels (une voiture, un smartphone) tandis que les services sont des activités (réparation de voiture, soin dentaire, nettoyage…) ;
  • l’investissement : achat de biens de production, c’est-à-dire de biens permettant de produire et restant durablement dans l’entreprise (mobilier, machine-outil, local…) ;
  • l’acquisition de matières premières et de main-d’œuvre.

L’objectif d’une entreprise est de réaliser un profit : on dit que son activité est marchande.

C Les banques

Les banques sont des entreprises qui produisent des services bancaires :

  • la mise à disposition de moyens de paiement et la gestion des comptes bancaires ;
  • l’octroi de crédits (prêts) ;
  • la gestion de l’épargne.

Les clients des banques sont les autres acteurs économiques : ménages, entreprises, État… et banques ! Ce sont tous les acteurs économiques qui ont besoin de moyens de paiement, veulent placer de l’argent ou au contraire ont besoin d’emprunter pour financer leur activité.

D L’État et les associations

À la différence des entreprises, l’État et les associations participent à la production non marchande. Leur finalité première n’est pas de réaliser des bénéfices. Il s’agit davantage de combler le vide laissé par les entreprises.

En effet, certaines activités échappent à la production marchande car elles ne sont pas suffisamment rentables, d’autres sont du ressort exclusif de l’État (l’état civil, la justice…).

Comment est financée la production non marchande ?

Les dépenses de l’État sont financées par le prélèvement d’impôts (notamment la TVA) et de taxes (cotisations sociales) sur les entreprises et les ménages alors que les associations ont comme principales recettes les cotisations versées par leurs adhérents et/ou les subventions publiques reçues.

Suite à l’accumulation des déficits budgétaires depuis plus de 40 ans, la dette publique française avoisine 100 % du PIB.

(On appelle déficit budgétaire le fait pour l’Etat de dépenser davantage que les ressources financières dont il dispose. Ce déficit est financé par la dette)

Les associations fonctionnent grâce aux cotisations versées par les adhérents, aux dons, aux subventions et recettes tirées des manifestations.

 

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